Barrières physiques et chimiques : Ensemble de mécanismes situés à la surface du corps qui empêchent l'entrée des agents pathogènes.
- Barrière physique : Peau, muqueuses, systèmes ciliaires
- Barrière chimique : pH acide, enzymes antimicrobiennes, substances toxiques
- Barrière biologique : Flore commensale compétitive
La peau et les muqueuses forment une barrière imperméable composée de cellules mortes chargées de kératine.
Le pH acide (4.5-6.5) de la peau, la lysozyme dans la salive et les acides gras libres empêchent la croissance bactérienne.
La flore commensale occupe les niches écologiques et consomme les nutriments, empêchant la colonisation par les pathogènes.
La peau et les muqueuses se renouvellent constamment, éliminant les agents pathogènes attachés.
• Perméabilité sélective : La barrière empêche la pénétration des microorganismes
• pH acide : Conditions chimiques défavorables aux bactéries pathogènes
• Compétition : La flore commensale limite la prolifération des pathogènes
Les barrières physiques et chimiques constituent la première ligne de défense immédiate en empêchant l'entrée des agents pathogènes. La peau et les muqueuses forment une barrière physique imperméable, tandis que le pH acide, les enzymes antimicrobiennes et la flore commensale créent un environnement hostile pour les microorganismes. Ces barrières agissent instantanément et de manière non spécifique.
Phagocytose : Processus cellulaire par lequel des cellules spécialisées (phagocytes) englobent et digèrent des particules étrangères.
Les récepteurs de reconnaissance (PRR) identifient les motifs moléculaires associés aux pathogènes (PAMP).
La membrane cellulaire s'étend autour de la particule, formant un phagosome.
Le phagosome fusionne avec un lysosome pour former un phagolysosome.
Les enzymes lysozyme, phospholipases et radicaux libres détruisent la particule.
Les déchets digérés sont expulsés par exocytose.
• Reconnaissance spécifique : Les PRR reconnaissent les PAMP des pathogènes
• Activation enzymatique : Les enzymes lysosomales dégradent les pathogènes
• Élimination des déchets : Les produits de digestion sont éliminés
La phagocytose est un mécanisme de défense immédiat qui permet aux cellules phagocytaires (macrophages, neutrophiles) d'englober et de détruire les agents pathogènes. Le processus commence par la reconnaissance des PAMP via les PRR, suivi de l'engulfissement, de la formation d'un phagolysosome et de la digestion enzymatique. C'est une réponse non spécifique mais très efficace.
Inflammation : Réponse tissulaire rapide et non spécifique à un agent pathogène ou à une lésion, caractérisée par les signes de Celsus.
Les cellules tissulaires et les PRR détectent les PAMP ou les DAMP, déclenchant la réponse.
Les vaisseaux sanguins se dilatent, augmentant le débit sanguin local (rubor et calor).
Les jonctions endothéliales deviennent perméables, permettant l'extravasation de plasma (tumor).
Les leucocytes migrent vers le site d'infection via la diapédèse (infiltration).
Les cellules immunitaires phagocytent les pathogènes et les débris cellulaires.
• Signes de Celsus : Rubor (rougeur), calor (chaleur), tumor (gonflement), dolor (douleur)
• Diapédèse : Migration des leucocytes à travers la paroi capillaire
• Chimiokines : Molécules attirant les cellules immunitaires
L'inflammation est une réponse immédiate caractérisée par la vasodilatation, l'augmentation de la perméabilité vasculaire et l'infiltration cellulaire. Elle se manifeste par les signes de Celsus (rubor, calor, tumor, dolor) et permet d'isoler et d'éliminer l'agent pathogène. C'est une réponse locale, rapide et non spécifique.
Système du complément : Ensemble de protéines plasmatiques qui participent à la réponse immédiate par opsonisation, lyse et chimiotaxie.
Le complément peut être activé par trois voies : classique, alterne et lectine.
Les composants du complément forment un pore dans la membrane des bactéries.
Les fragments C3b se fixent sur les pathogènes, facilitant leur reconnaissance par les phagocytes.
Les fragments C5a attirent les cellules immunitaires vers le site d'infection.
Le complément amplifie la réponse inflammatoire et la phagocytose.
• Voies d'activation : Classique (anticorps), alterne (surface pathogène), lectine (mannose)
• MAC : Membrane Attack Complex - pore formé dans la membrane bactérienne
• Opsonisation : Coating des pathogènes pour faciliter la phagocytose
Le système du complément est un ensemble de protéines plasmatiques qui participent aux réponses immédiates. Il peut être activé par trois voies différentes et conduit à la formation du MAC (pore létal), à l'opsonisation des pathogènes et à la chimiotaxie des cellules immunitaires. C'est un mécanisme de défense efficace et amplificateur.
Molécules antimicrobiennes : Substances produites par l'organisme qui tuent ou inhibent la croissance des microorganismes.
Les cellules épithéliales, les leucocytes et les glandes sécrétrices produisent des molécules antimicrobiennes.
Lysozyme, lactoferrine, défensines, cathélicidines, péroxidases.
Dégradation de la paroi bactérienne, séquestration du fer, perturbation membranaire.
Présentes dans les sécrétions (salive, larmes, mucus) et dans les granules des cellules immunitaires.
Agissent immédiatement sur les microorganismes présents dans les milieux biologiques.
• Lysozyme : Hydrolyse la muréine de la paroi bactérienne
• Lactoferrine : Séquestre le fer indispensable aux bactéries
• Défensines : Créent des pores dans les membranes bactériennes
Les molécules antimicrobiennes sont des substances produites par l'organisme qui agissent immédiatement contre les microorganismes. Elles comprennent la lysozyme (qui dégrade la paroi bactérienne), la lactoferrine (qui capte le fer), les défensines (qui perturbent les membranes) et d'autres peptides antimicrobiens. Elles sont présentes dans les sécrétions corporelles et constituent une défense chimique immédiate.
- Barrières physiques et chimiques : Peau, muqueuses, pH, enzymes
- Phagocytose : Macrophages, neutrophiles, cellules dendritiques
- Inflammation : Vasodilatation, infiltration cellulaire
- Système du complément : Cascade enzymatique lytique
- Molécules antimicrobiennes : Lysozyme, défensines, lactoferrine
- Les réponses immédiates constituent la première ligne de défense immédiate
- Elles agissent de manière non spécifique contre tous les agents pathogènes
- Leur action est rapide (quelques minutes à quelques heures)
- Elles peuvent amplifier la réponse immunitaire adaptative